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SRB illusoire à Québec

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tramway-quebec1Attendre le bus SRB (Service rapide par bus)

Article paru dans Le Devoir le 4 mars 2015 par Antoine Robitaille

Que de temps perdu pour le transport en commun à Québec depuis 2007. Et il semble bien que l’on continuera à gaspiller de précieuses années. Les autorités de Québec et de Lévis ne semblent pas pressées en tout cas. Le projet d’un service rapide par bus (SRB), présenté lundi par les maires Labeaume et Lehoullier, serait complété — si on réussit à le financer — en… 2025.

Autant dire qu’on se moque des résidants de la région de la capitale qui continueront à se ruer sur l’auto pour se déplacer. Qui congestionneront les routes. Qui réclameront qu’on réduise la place des transports collectifs (archaïques) qui desservent ces villes. Les automobilistes refuseront les couloirs réservés aux autobus (un tel projet sur l’autoroute Henri IV a soulevé un tollé l’an dernier). Ils seront confortés par les radios parlées (friandes de pubs de concessionnaires automobiles), allumées dans leur voiture, qui leur martèleront que leurs problèmes viennent… des investissements en transport en commun, et peut-être aussi des « maudits » cyclistes. Cela constitue ce qu’on peut qualifier de cercle vicieux. Des tendances délétères pourraient bien se poursuivre et s’alimenter sans cesse. De 2006 à 2011, le nombre de voitures en circulation dans la capitale a augmenté de 12 %. La population ? Elle a crû deux fois moins rapidement : 6 %.

Le SRB à Montréal, sur le boulevard Pie-IX, on l’attend depuis près d’une décennie. À Québec, M. Labeaume semble se préparer aussi à poireauter très longtemps. S’il n’avait pas changé d’idée si souvent en matière de transport en commun, peut-être que cette année, on commencerait à voir des projets de mobilité durable se réaliser. En 2007-2008, il était contre le tramway, pour un SRB. En 2010, volte-face, il opte pour le tramway. Québec, plaidait-il, « a financé au complet le prolongement du métro à Laval au coût de 800 millions» et payera pour le remplacement des wagons de métro à Montréal. « On va demander d’avoir droit à ce même programme d’aide. » L’argumentation, le projet étaient intéressants. Mais le nouvel amphithéâtre a pris toute la place dans sa liste de priorités. 400 millions en fonds publics y seront investis. Difficile de demander, mais surtout d’obtenir, d’autres gros montants de la part gouvernement du Québec. Autre volte-face, en 2015 : abandon du tramway par M. Labeaume.

Si le premier magistrat avait vraiment fait du transport une priorité, s’il n’avait pas imposé la fausse priorité de l’amphithéâtre, s’il s’était montré constant et résolu, peut-être y aurait-il eu un vrai progrès à Québec sur le plan du transport. Force est de constater qu’en cette matière, M. Labeaume n’a pas fait « bouger » sa ville. Et l’attente risque d’être longue.